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La Guadeloupe : la région la + dangereuse de France ?

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AU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR, MARSEILLE OU ENCORE LA CORSE RETIENNENT TOUTES LES ATTENTIONS APRÈS UNE SANGLANTE ANNÉE 2012 ET UNE ANNÉE 2013 QUI S’ANNONCE DU MÊME ACABIT. POURTANT, AVEC 27 MORTS DEPUIS JANVIER PAR ARMES À FEU OU BLANCHES, LA GUADELOUPE EST LA RÉGION LA PLUS DANGEREUSE DE FRANCE.

La liste est longue… Trop longue pour être énumérée. Depuis le 3 janvier 2013, la Guadeloupe et les îles du Nord ont connu une recrudescence de la violence avec notamment 27 homicides volontaire avec armes. Toute « l’Ile Papillon » subit cette vague de violence, plus particulièrement la zone du Gosier, des Abymes et de Pointe-à-Pitre. De la partie de domino qui dérape aux sombres histoires d’argent, d’amour et de drogue (souvent les trois à la fois), ce paradis des Antilles est devenu un enfer en comparaison des villes de métropole comme Marseille ou la sempiternelle et violente Corse, qui font les choux gras des médias nationaux.

Le 14 janvier dernier, le procureur général de la Cour d’appel de Basse-Terre, Catherine Champrenault, avait déclaré que la Guadeloupe enregistrait « une hausse générale de la délinquance qui concerne notamment les comportements les plus graves et les plus perturbateurs pour la vie sociale. ». En 2011, le département a connu 44 affaires pour homicides volontaires, assassinats et coups mortels contre 36 pour l’année dernière. Le « cru » 2013 risque d’être encore plus sanglant avec ces 27 affaires au début du semestre.

Gold, drugs & guns

Quelles sont les causes de cette vague de violence morbide ? Le parquet général rappelle que « la Guadeloupe et son archipel restent toujours la cible d’importations massives de stupéfiants. On l’a constaté récemment, en novembre dernier, avec la découverte de 73 kg de cocaïne au large de Marie-Galante, et en décembre, avec la saisie de 158 kg dans une habitation de Montgaillard. Ces trafics, qui génèrent une économie souterraine et des règlements de compte, causent aussi d’importants dégâts humains chez les usagers et les personnes acheminant ces produits. »

Selon les chiffres du Conseil Général, au deuxième trimestre 2012, le taux de chômage en Guadeloupe s‘élève à 22,9 % mais c’est surtout celui des jeunes de 15 à 24 ans qui est préoccupant avec des chiffres qui culmine à plus de 53% ! « L’oisiveté mère de tous les vices », selon l’adage populaire, qui se vérifie dans l’île la plus peuplée des Antilles françaises. Avec le litre de rhum blanc à partir de 6 euros, les fêtes dégénèrent régulièrement en bagarre où les couteaux sont vite de sortie voire la machette, un outil qui équipe la plupart des voitures des jeunes de l’archipel. Les vengeances s’administrent souvent avec des fusils de chasse modifiés et les crimes passionnels sont légion. Ce cocktail explosif devient meurtrier sans compter les effluves de ganja et crack qui concentrent les comportements violents et vénaux.

Selon Adrian Ako, journaliste pour le quotidien France-Antilles, cette situation n’est pas »étonnante ». « Il y a quelques années, l’île avait obtenu le titre de département le plus violent de France. Entre les trafics de drogue et la consommation de stupéfiant qui touche de plus en plus tôt les jeunes et l’apparition des phénomènes de « gang », un peu comme sur le modèle américain, la Guadeloupe doit faire face depuis quelques années à une véritable recrudescence de la violence », explique t’il. En 2012, les habitants et commerçants de Guadeloupe ont subi 460 vols à main armée. Quant aux atteintes volontaires à l’intégrité physique (qui regroupent les agressions, blessures volontaires, violences conjugales, vols avec violences…), 6 595 faits ont été signalés sur la même année, 400 de plus qu’en 2011. « On assiste aussi à un nouveau phénomène : celui des cambriolages avec séquestrations sous la menace d’armes », a-t’il ajouté.

Le record d’homicide en 2013 pour ce département s’explique par cet environnement ultra-violent et banalisé chez les jeunes. « Ils sont souvent livrés à eux même. Ils n’ont plus peur de la justice, de la prison, des armes et même de la mort. »

« Qui protège le reste des Guadeloupéens ? »

C’est une des revendications récurrentes de toutes les manifestations de Cayenne à Pointe-à-Pitre en passant par Fort de France, l’Etat français minimise les problèmes de ces départements d’Outre mer d’où un sentiment d’être « laissés pour compte » chez la population. Face à une grève de distribution du carburant qui a paralysé toute l’île il y a 3 semaines, Jean-Marc Ayrault est venu début juillet sur l’archipel pour tenter d’apaiser les esprits. Il a été question d’infrastructures, de vie chère et évidemment de la montée de violence. Le Premier ministre a pris une décision presque risible : une centaine de nouveaux gendarmes et policiers vont arriver sur l’île. Pour A. Ako, cette annonce ne résoudra rien, « les effectifs de Police vont augmenter de 27 fonctionnaires et un escadron de gendarmerie, ce qui représente 75 hommes, va être dépêché sur l’archipel ou plus précisément une zone de l’île ». En effet, le préfet, Madame Marcelle Pierrot, a aussitôt affecté ces effectifs sur la ZSP (Zone de Sécurité Prioritaire) de Pointe-à-Pitre/Abymes dans des missions de sécurisation et de répression. « Rappelons tout de même que l’île compte 400 000 habitantes la zone Pointe-à-Pitre/Abymes représente environ 75 000 habitants. Que va changer l’arrivée de 102 représentants de la loi sur l’île ? La question est : qui protège les 325 000 guadeloupéens restant ? »

Alors que la criminalité à Marseille ou en Corse est devenue une arme politique et du même coup sur-médiatisée, la Guadeloupe semble sombrer de plus en plus dans une abîme que la crise économique creuse de mois en mois. À titre de comparaison, 11 homicides ont été recensés à Marseille et 13 en Corse sur la même période. « Les forces de l’ordre font face au sous effectif mais aussi à la désorganisation des hommes politiques et l’ensemble ne permettra sûrement pas d’améliorer la situation » analyse sobrement le reporter du quotidien France-Antilles. Une question urgente se pose : A quand une (ré)action des pouvoirs publics ?
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Je suis d accord que les médiats ne cesse de dire que Marseille , la corse et autres de la métropole sont des cibles sur criminalités , il est vrai qu on parle pas assez de la guadeloupe guyanne ect;;;;C omme tu dis quand von t ils reagirent!!!!!!
HELLO LES KOKINS
lou2

SLT
AFFIRME T'ON OU POSE T'ON LA QUESTION DE SAVOIR SI LA GUADELOUPE EST LA + DANGEREUSE OU MEURTRIERE .OU PLUS VIOLENTE .
Faudrait pas non plus se tromper dans les interprétations des choses,ou la dénominations des évènements .
IL y a une période pas trop lointaine ou en CORSE il ne se passait pas 48H sans qu'une bombe "pète" sur l'ile .
SI CE N'EST PAS DE LA VIOLENCE C'EST QUOI ? Des hommes politiques étaient descendu également ,
C'est facile pour les rédactions des journaux d'afficher les titres que la Guadeloupe est dangereuse ,violente,meurtrière etc ... Mais ce sont 'ils vraiment penchés sur la question, ont ils vraiment analysés l'impact que peuvent avoir ces différents titres . Parmi les personnes concernées par ces évènements ont ils là aussi décortiqués ces affaires si médiatisées ?Car l'analyse qu'on peut faire que parmi les "victimes" de ces affaires ce sont des personnes ayant des relations entres elles(dans leur" bisness") pour la majorité et quand on fait les décomptes on englobe tout le monde .Car on pourrait penser que c'est une insécurité généralisé et ce n'est pas le cas . MAIS JE NE M'ETALERAIS PAS PLUS ; que chacun se pose des questions , car en guadeloupe , martinique , guyane ;et les autres départements de france et de navarre il y a toujours eu des vols ,des meurtres etc .. Les armes utilisées a MARSEILLE n'ont rien a voir avec la guadeloupe ni la martinique ni la guyane .Bref on a parlé des hommes politiques ,et la question est de savoir ce qu'ils faisaient ? C'EST LA GROSSE QUESTION . Les prochaines élections vont peut ètre les faire bouger mais il ne veulent pas faire d'impair et trouver en face d'eux la population qui les reprocherait leur mauvaises décisions ,donc ils ne pressent pas aux portillons et préférent dire que c'est le travail de l'état (l'état c'est également eux ,car pour certains ils établissent des lois , mais nous le savons tous )
Mr fabou

Je suis rentré en guadeloupe cet été et j'ai vraiment été choqué par le nombre des affaires de meutres réglements de compte ect...il est loin le temps ou je sortais avec mes amis et on ne se souciait guère de tout ça. Ma famille qui vit las bas no sortent plus aussi souvent ils font très attention, évite de rester le tard soir en ville. Toutes les villes sont touchés par cette violence.
La société a changé OUI : plus de chomage plus d'immigrations, l'explosion du trafic de drogue, l'éducation qui part en couille ect j'en passe et des meilleurs.
Pour ma part la principale raison de tout ça est la société de consommation et le chomage qui bat des records.
Quand un jeune ( qui travaille pas plus de repère) voit tout ces produits de consommations qui s'offrent à lui et il n'a les moyens de les avoir...il passe à la facilité, prendre a celui qui en a.
Il ne faut pas faire de généralités mais il est sur que ça n'arrange pas les choses

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